Mensuel Qui fait Quoi #464 - juin 2026

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Qui fait Quoi vient de publier l’édition de juin 2026 de sa revue, dont la mise en page a été entièrement modernisée, améliorée et optimisée. Disponible en ligne en format numérique PDF (75 pages), cette 464e édition de la revue Qui fait Quoi contient notamment la seconde partie de notre compte-rendu du Congrès de l’AQPM où nous avons rencontré Yann Paquet de TV5, Sophie Labesse de la SODEC, entre autres. À lire aussi dans ce numéro, un texte d’entrevue avec Jean Hamel qui quittera bientôt la direction générale de L’inis, Pierre-Karl Péladeau qui appelle « toutes les parties prenantes » à se mobiliser pour l’avenir de la télévision québécoise, des reportages sur la série « Bienvenue à Kingston-Falls » (Robin Aubert, Encore Télévision, Lynx Films, Radio-Canada), en couverture, les films « Ultra forte » de Catherine Lepage (ONF) et « Mon fils ne revint que sept jours » (Yan Giroux, Brompton Films), et « Kaïros » (Jennifer Alleyn, Les films de Jennie)

Au sommaire

INDUSTRIE

Les jeunes Québécois de 18 à 34 ans préfèrent des contenus en anglais (et autres tendances à observer)

Le congrès 2026 de l’Association québécoise de la production médiatique (AQPM) a été le moment idéal pour dresser le portrait des pratiques de visionnement des jeunes adultes, ce qu’a effectué Rachel Brousseau, agente de recherche aux affaires règlementaires et à la veille stratégique, à l’AQPM, tout juste avant un panel sur la consommation des jeunes en matière de cinéma québécois. Les données qu’elle a fournies provenaient de l’Observatoire des technologies médias pour le marché québécois. La présentation s’est attardée plus spécifiquement aux 18 à 34 ans, qu’elle a comparés avec l’ensemble des adultes, mais également avec les adolescents de 12 à 17 ans.

La Banque d’affaires de la SODEC est maintenant sur les rails

Le 4 février 2026, la Banque d’affaires de la SODEC concrétisait son premier investissement en placement privé en en réalisant un dans difuze. Lors du congrès 2026 de l’AQPM, Sophie Labesse, directrice générale, Services financiers aux entreprises de la SODEC, a expliqué ce que la modification de la Loi sur la SODEC sanctionnée le 12 décembre 2025 venait ajouter à l’offre de l’institution de financement. Aujourd’hui, en plus de soutenir des projets à la pièce par des programmes de subvention et par des programmes d’assurance financière, la SODEC va désormais investir dans des entreprises culturelles et en devenir actionnaire.

TV5 Québec Canada veut faire sa marque en Afrique et dans le reste de la francophonie

Le contenu québécois se compare très favorablement à l’international et TV5MONDE+ n’est pas étranger à ce succès, comme l’a démontré Yann Paquet lors d’une discussion avec l’animatrice et journaliste Noémi Mercier pendant le congrès 2026 de l’Association québécoise de la production médiatique (AQPM). La plateforme internationale de TV5MONDE compte environ 30 % de contenu québécois canadien et 28 % de contenu français.

La télé traditionnelle canadienne perd du terrain, surtout dans le marché francophone

Pour lancer le congrès 2026 de l’Association québécoise de la production médiatique (AQPM), Anne-Valérie Tremblay, responsable, financement et services aux membres de l’association, a dressé un portrait économique du secteur en comparant plus précisément les habitudes de consommation des francophones et des anglophones. Dans un premier temps, elle a résumé des données provenant de l’Observatoire des technologies et des médias et d’un sondage qui a été effectué auprès de 12 000 répondants adultes à travers le Canada, dont la moitié étaient des francophones.

Les microséries verticales débarquent sur les écrans d’ici

Au cours des dernières années, les Chinois ont développé un appétit pour les microséries verticales, souvent des bluettes tirées par les cheveux avec des acteurs blancs et qui ont pour but que les gens s’abonnent à une plateforme. Pour qu’elles fonctionnent, il faut que les abonnés deviennent accros très rapidement. Lors d’un panel organisé pendant le congrès 2026 de l’AQPM, la productrice et animatrice Sabine Daniel, la vice-présidente, contenu, chez Télé-Québec Nadine Dufour, et le réalisateur Pierre-Luc Miville, se sont penchés sur ce nouveau phénomène.

Pierre-Karl Péladeau appelle « toutes les parties prenantes » à se mobiliser pour l’avenir de la télévision québécoise

Dans la foulée de l’annulation des séries « Indomptables » et « Alertes : Lily-Rose », faute d’entente avec leurs techniciens, puis de l’amputation du salaire de plusieurs des acteurs clés du Groupe TVA, le président et chef de la direction par intérim de l’entreprise, Pierre Karl Péladeau, s’est adressé aux représentants des médias le mardi 11 mai à midi afin de faire le point. S’est ensuivi un autre cri du coeur de la part du patron de Québecor, qui incite l’ensemble de l’écosystème de l’industrie culturelle à se mobiliser face à la « crise profonde » qui le fragilise. Qui fait Quoi était sur place.

Jean Hamel quitte L’inis avec le sentiment du devoir accompli

À l’âge de 14 ans, Jean Hamel a participé à un échange étudiant qui l’a amené en Suède. Avant son départ, il a demandé à ses parents de lui acheter une caméra Super 8 pour qu’il puisse filmer son séjour. En revenant, il s’est mis à tourner des films avec ses amis, du genre « films de vampires », pour s’amuser. Mais, à 14, 15 ou 16 ans, on ne sait pas trop quel métier on veut exercer. Il s’est donc inscrit en cinéma au Cégep Ahuntsic, moins par amour pour le 7e art que pour quitter la maison familiale. Dernier de sa fratrie, le gars de Saint-Anne-de-Bellevue voulait s’émanciper, raconte-t-il à Qui fait Quoi.

TÉLÉVISION

« Bienvenue à Kingston-Falls » Robin Aubert signe une première série à la fois originale et personnelle

Alors qu’il commençait à faire sa marque dans le milieu du cinéma grâce à son premier long métrage, « Saints-Martyrs-des-Damnés », Robin Aubert nourrissait l’ambition de réaliser un polar épisodique, un format qu’il n’avait jusqu’alors jamais exploré. Prenant bien vite conscience que la création d’une série télé et celle d’un film sont des disciplines « aussi différentes qu’élever des lapins et planter des carottes », le cinéaste a passé les quinze années suivantes à gagner de l’expérience sur le terrain, pour pouvoir faire de son émission inaugurale une oeuvre à la hauteur de ses attentes. De ses efforts est né « Bienvenue à Kingston-Falls », un thriller décalé en six épisodes, coproduit par Encore Télévision et Lynx Films et diffusé sur ICI Tou.TV Extra. Qui fait fait Quoi est allé à la rencontre de l’auteur du projet lors de son dévoilement chez Radio-Canada, la veille de sa mise en ligne.

CINÉMA

Avec « Ultra forte », Catherine Lepage signe son deuxième film d’animation

Après avoir étudié en design graphique en général, Catherine Lepage a travaillé plusieurs années dans le domaine du design graphique de la publicité. Puis, l’envie de se spécialiser en illustration est arrivée et elle est partie suivre un perfectionnement en illustration à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, en France. À son retour, elle continue à travailler en design publicitaire et commence à illustrer des livres jeunesse. Au fil du temps, elle se met à écrire et illustrer ses propres livres. Catherine Lepage réalise aussi « Le Mal du siècle », court métrage d’animation, une production de l’Office national du film du Canada. Le 12 mai avait lieu la première mondiale d’« Ultra forte », son deuxième court métrage d’animation, également produit par l’ONF.

« Mon fils ne revint que sept jours » Yan Giroux se penche sur la santé mentale et l’amour maternel

Cela faisait cinq ans que Yan Giroux travaillait sur son deuxième long métrage, après « À tous ceux qui ne me lisent pas » et se trouvait dans une boucle d’écriture. Parfois, les créateurs restent prisonniers du refus de financement, mais, dans son cas, il n’arrivait pas à trouver de solution créative. Alors qu’il était au Mexique, dans la jungle, il a lu « Mon fils ne revint que sept jours », de David Clerson. Le côté poisseux, touffu, humide du roman l’a vraiment marqué, confie-t-il à Qui fait Quoi.

Thomas Hinse raconte l’aventure du court métrage « Les enfants ont peur »

Lorsqu’il était à l’école secondaire, Thomas Hinse écrivait des pièces de théâtre pour les autres élèves. Au fil des ans, il a continué à écrire et, en même temps, il a commencé à avoir de l’intérêt pour le cinéma. À l’âge de 16 ans, il scénarise et réalise un premier court métrage, « Les mauvais accords », avec des amis. Il continue de réaliser des courts métrages, dont « Être », qu’il considère comme son premier vrai projet avec des moyens professionnels et une plus grosse équipe. Lors du Festival de films d’auteur de Val-Morin, il a présenté « Les enfants ont peur », son plus récent court métrage.

Jennifer Alleyn a retrouvé Emmanuel Schwartz sur « Kaïros »

C’est pendant la pandémie que l’idée de « Kaïros » est venue à la réalisatrice Jennifer Alleyn. Tout le monde était coupé de la société, dans une sorte de longue nuit. Du moins, c’est ainsi qu’elle a vécu cette période où elle se sentait loin du bruit du monde. La voix humaine lui manquait, alors qu’on ne parlait qu’au téléphone ou par écran interposé. Elle s’est mise à réfléchir au lien très puissant que crée la connexion entre les gens. Puis, le 1er janvier 2021, Emmanuel Schwartz lui a envoyé un texto lui disant qu’il se promenait dans un parc en écoutant un balado de philosophes existentialistes, ce qui lui a fait penser à elle.

Guillaume Lafleur poursuit l’accompagnement de la création émergente aux Sommets du cinéma d’animation

Étant responsable de la programmation, de la diffusion et des publications de la Cinémathèque québécoise depuis bientôt neuf ans, Guillaume Lafleur a eu son rôle à jouer dans l’ensemble des festivals accueillis au sein de l’établissement culturel situé sur le boulevard de Maisonneuve. Cette année cependant, le directeur s’est retrouvé plus activement engagé dans l’organisation des Sommets du cinéma d’animation de Montréal, l’occasion pour lui d’affirmer une des volontés portées par cet événement depuis ses débuts, soit de rassembler et de soutenir la relève de l’image animée. Qui fait Quoi s’est entretenu avec lui alors que la 24e édition des Sommets battait son plein, afin d’en tâter le pouls.

MUSIQUE

Avec « Perras », Félix Bellefleur cimente sa prédilection pour le vidéoclip

Affirmant s’être toujours senti « habité » par le cinéma, Félix Bellefleur a passé l’essentiel de sa jeunesse à filmer de petits projets avec les membres de sa famille et ses amis par simple amusement, avant de se dédier sérieusement à la scénarisation et à la réalisation au tournant de l’adolescence. C’est également durant cette période de sa vie qu’il s’est intéressé aux arts lyriques, devenant un compositeur-interprète dans l’univers du hip-hop et adoptant pour ce faire le nom de Flower. Depuis, le créatif combine ses deux passions par le biais du vidéoclip, en réalisant ses propres contenus du genre en plus de ceux de ses pairs et en se démarquant par le fait même sur la scène québécoise de l’audiovisuel. Qui fait Quoi a discuté avec lui pour en savoir davantage sur sa pratique, après les distinctions récemment reçues pour son clip réalisé pour la chanson « Perras », des rappeurs Raccoon et Kelly Krow.

SCÈNE

Durant 50 ans, Richard Blackburn a maintenu le cap du Théâtre de la Dame de Coeur

Après avoir dédié plusieurs années à l’étude du théâtre au Collège Lionel-Groulx et à l’Université du Québec à Montréal, Richard Blackburn a quitté la métropole en 1976, pour investir avec des associés artistes un terrain abandonné et vandalisé sur le domaine de la Dame de Coeur, dans la municipalité d’Upton en Montérégie. Cinquante ans plus tard, le théâtre qu’il a cofondé sur le site demeure debout, offrant toujours des spectacles de marionnettes géantes et profitant de plusieurs décennies de recherche scénographique immersive. Des accomplissements que le dramaturge a revisités lors d’une entrevue avec Qui fait Quoi, en marge de la préparation de la pièce qui commémorera le cinquantenaire du Théâtre de la Dame de Coeur : « La folle épopée de M. Paul ».

LE GUIDE DE LA PRODUCTION

Qui fait Quoi présente les projets de productions en film, télévision et multimédia aux différentes étapes de développement/projet, préproduction, production et postproduction. Unique, ce guide est disponible en ligne en version intégrale et actualisé tous les jours par notre équipe de recherchistes et de journalistes. Rendez-vous à l’adresse suivante : guide.qfq.com/production.

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